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Mademoiselle M. déménage

« Up in the Air (Whoooooosh) », de Gil Elvgren, 1965, Oil on Canvas, 76x61cm

Cet après-midi, je prends l’avion direction la Grande-Bretagne, où je compte rester pendant un certain bout de temps, notamment afin de terminer mes études juridiques. Mise à part l’angoisse de partir et de quitter la Bretagne, je suis heureuse de retourner dans mon pays maternel, et j’ai hâte de découvrir un coin de l’Angleterre que je ne connais pas bien. Moi qui étais du Sud, je me retrouve dans une très belle faculté qui se trouve plutôt au Nord de l’Angleterre, non loin de l’Ecosse. Concernant ce « blog », je vais continuer à l’alimenter régulièrement, dans la mesure du possible!

Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne journée, à bientôt!

This afternoon, I will be leaving France and flying back to the UK, where I will be staying for quite some time in order to complete my legal studies. Apart from the general worries that come with leaving Brittany, I’m looking forward to rediscovering England, particularly as I’ll be living in the North, not too far from Scotland, which is part of the UK that I’m not familiar with at all. I will continue to write regularly in this « blog », so I hope to see you all soon!

« Frock Me! » Vintage Fashion Fair

En feuilletant un magazine que mon père a ramené d’Angleterre, je suis tombée sur une publicité qui a immédiatement attirée mon attention.

Et voilà que je découvre « Frock Me ! » un « Vintage Fashion Fair », qui a lieu 6 fois par an à Londres et qui sera également présent dans la ville de Brighton en fin d’année. Après avoir fait un petit tour sur leur site internet, j’apprends que « Frock Me ! » est un marché qui accueille des vendeurs du monde entier, et qui sont spécialisés dans la vente de vêtements, de bijoux, de chapeaux, de sous-vêtements, de corsets anciens… Les vendeurs proposent des stands dédiés à la mode des années 1900 à 1960.

Puisque ce « Vintage Fashion Fair » se tient tout le temps au même endroit, ils ont même un salon de thé décoré dans le style des années 1930, avec des serveuses vêtues de tenues vintage, où l’on peut déguster des petits gâteaux, des cupcakes ou scones, avec un thé ou café servi dans de la porcelaine d’époque. Je ne vous cache pas que je trouve l’idée vraiment chouette, et leur salon de thé donne vraiment envie !

Il me semble que ce genre de chose est plutôt rare en France, en tout cas on n’entend que très peu parler. Je sais qu’à Paris, il y a récemment eu un mini-marché sur le thème de la Pin-Up, organisé par VoluteLady dans sa jolie boutique, mais c’est bien tout à ma connaissance. http://www.volutecorsets.com/

En plus, il semblerait qu’il  n’y ait pas que les événements « Frock Me ! » en Angleterre, car ce genre de marché semble assez bien répandu dans tout le pays. J’espère qu’avec mon déménagement en Grande-Bretagne que je pourrais assister à un Vintage Fair très prochainement !

Vous pouvez retrouver toutes ces photographies, et bien plus d’informations sur leur site web: http://www.frockmevintagefashion.com/

Et les hommes…?

Je me rends compte que je n’évoque que très peu de sujets relatifs aux hommes ici, mais ce n’est pas du à un manque d’intérêt, plutôt à une manque d’informations et de connaissances de ma part. Cependant, pour remédier à cela, et puisque on me le demande, voilà aujourd’hui une petite sélection de publicités anglaises des années 1950 destinées à séduire l’homme du XXème siècle. J’ai pu trouver ces publicités anciennes sur un site vraiment très bien documenté, dédié à l’Histoire de l’Angleterre perçu à travers les médias, les photographies, les illustrations. Ce qui est intéressant c’est que ce site traite vraiment de tous les aspects de la vie d’antan, on ne voit donc pas que le côté glamour de la mode par exemple: http://www.historyworld.co.uk/

« English Country Garden »

How many gentle flowers grow
In an English country garden?
I’ll tell you now of some I know
And those I’ll miss I hope you’ll pardon
Daffodils, heart’s ease and flox
Meadowsweet and lilly (sic) stalks
Gentain (sic), lupine (sic)and tall hollihocks
Roses, foxgloves, snowdrops, blue forget-me-nots
In an English country garden

How many insects find their home
In an English country garden?
I’ll tell you now of some I know
Those I miss I hope you’ll pardon
Dragonflies, moths, gnats and bees
Spiders falling from the trees
Butterflies sway in the mild gentle breeze
There are hedgehogs that roam
And little garden gnomes
In an English country garden

How many songbirds make their nests
In an English country garden?
I’ll tell you now of some I know
Those I miss I hope you’ll pardon
Bobolink, coo cooing doves
Robins and the whirlwind thrush
Bluebird, lark, pigeon, nightingale
We all smile in the spring
When the birds all start to sing
In an English country garden

« Field Convolvulus » published in « Hulme’s Familiar Wild Flowers », 1891

« Harebell » published in « Hulme’s Familiar Wild Flowers », 1891.

« Lady’s Smock, Bittercress or Cuckoo Flower » published in « Hulme’s Familiar Wild Flowers »,1891

« A New Cabinet Cyclopedia », 1819

« A New Cabinet Cyclopedia », 1819

Medicinal Plants with Senna, Colocynth, Jalap and Castor Oil.  « Rhind’s Vegetable Kingdom », 1866

« Time Warp Wives »

J’avais déjà lu avec beaucoup d’intérêt cet article concernant une émission consacrée aux femmes qui sont passionnées par le rétro. Tellement passionnées qu’elles ont décidée de vivre leur vie comme dans les années 1930, 1940 ou 1950. C’est assez fascinant de savoir qu’une femme moderne puisse se plonger ainsi dans le passé. Cela doit être un style de vie assez difficile à maintenir, mais vu que je suis également admirative des esthétiques et des valeurs morales du passé, je peux comprendre leur souhait de vivre ainsi. Cependant, il me semble qu’en toute objectivité, ces dames vivent plutôt un rêve, elles jouent les princesses, car leur vision de ces décennies sembles plutôt fondées sur les films, où tout est parfait, et non sur la réalité de cette époque là.

Cette émission a été diffusée sur la chaîne anglaise « Channel Four » il y a deux semaines, et aujourd’hui j’ai vu que quelqu’un a eu la gentillesse de mettre l’émission complète sur YouTube! Au vu des commentaires que certaines personnes ont laissées, ces femmes ont apparemment été perçues comme étant assez hautaines, prétentieuses et hypocrites. Une hypocrisie qui vient surement de leur rejet des valeurs familiales de l’époque (le refus de fonder une famille), et le fait qu’elles utilisent tous les gadgets du XXIème siècle, par exemple internet et micro-ondes pour en nommer quelques uns.

De toutes les femmes interviewées, j’ai trouvé la jeune fille, qui a 20ans, et qui a adopté la coiffure et le style vestimentaire des années 1940 absolument charmante. Il me semble qu’elle a su trouver le juste milieu entre son amour de cette décennie et les besoins pratiques de notre époque.

Concernant les autres femmes, elles ne peuvent évidemment pas vivre totalement comme si nous étions encore dans les années 1930 ou 1940, mais je trouve qu’elles ont bien du courage de rejeter les années 2000 et vivre leur vie comme elles le souhaitent.

Joanne, amoureuse des années 1950

Debbie, passionnée des années 1940

Diane, admiratrice des années 1930

Vous pouvez retrouver toutes ces photos et bien plus encore ici: http://www.dailymail.co.uk/femail/article-1042702/Time-Warp-Wives-Meet-women-really-live-past.html

Et pour ceux et celles qui sont intéressé(e)s par l’émission, elle est disponible (depuis 4 jours seulement!) sur YouTube. L’émission est en trois parties:

Partie 1: http://fr.youtube.com/watch?v=-YZs_g_X7vM&feature=related

Partie 2: http://fr.youtube.com/watch?v=sprkfPAIo3M&feature=related

Partie 3: http://fr.youtube.com/watch?v=pR0WCiDKlFI&feature=related

EDIT (le 20/08/08 ) : Malheureusement, il semblerait que l’émission ait déjà été retirée de YouTube pour atteinte aux droits d’auteur.

Vous pouvez néanmoins regarder quelques extraits gratuits, qui sont diffusés sur le site web de « Channel 4 »:

Extrait 1: http://www.channel4.com/video/time-warp-wives/series-1/episode-1/wifely-duties_p_1.html

Extrait 2:

http://www.channel4.com/video/time-warp-wives/series-1/episode-1/back-in-the-day_p_1.html

L’apport des J.O

Mon Prénom en Chinois …apparemment

A l’occasion des J.O, le gentil site http://www.chine-informations.com/ à mis en place une rubrique : « Votre Prénom Chinois ». Le site propose de traduire votre prénom en chinois et on peut le customiser avec des petits dessins, c’est assez mignon, mais je reste assez sceptique quant à la « traduction ». En effet, j’ai fait des recherches sur plusieurs sites de ce genre, et je ne me retrouve jamais avec les mêmes symboles!

Les Chapeaux des années 1930

Après la décennie des années folles, les années 1930 marquent le retour du classicisme dans le domaine de la mode. La silhouette du début des années 1930 est relativement féminine et conservatrice comparée à la garçonne des années 1920. Les femmes étaient en général encore très minces, mais la volupté des courbes féminines commence à refaire une apparition grâce au retour du corset sous forme de gaine, au grand regret des féministes de l’époque ! La journée, les femmes chics portent soit un tailleur, soit une robe qui serre légèrement la taille et qui tombe droit, ou bien une robe plutôt étroite, nouée ou drapée dans le dos. Les robes longues et moulantes sont réservées pour les tenues du soir. Désormais, la femme des années 1930 est moderne mais également indépendante, et les femmes doivent adapter leurs tenues à leur activité journalière. On voit également apparaître des tenues décontractées, sportives, grâce à l’apparition des premiers congés payés en France. La chevelure est souvent ondulée et bouclée, et les premières teintures pour les cheveux commencent à faire leur apparition. Les chapeaux, toujours en vogue, se portent sur le côté de la tête, de façon asymétrique. J’aime particulièrement les toques des années 1937 et 1938, déjà hautes, avec une exagération de leurs formes grâce à l’ajout de plumes et de fleurs. Voici quelques images que j’aime beaucoup, qui sont tirées de cette époque là. Je me suis concentrée sur les styles en vogue pendant l’année 1938, il y a donc 70 ans.

Source: L’Officiel de la Couture – Paris, Août 1938

Source: « The Wearing of Hats; Fashion History » de « Fashion Era » http://fashion-era.com/

Warszawa

Hier j’évoquais le « Café Zamek », situé à Varsovie en Pologne, comme étant le restaurant le plus sophistiqué dans lequel j’avais dîné.

En effet, l’été dernier, je suis allée avec mon ami H. visiter cette ville. Nous avons passé à peu prés dix jours à Varsovie, ce qui est plutôt raisonnable comme durée de séjour, cela nous a permis de découvrir la ville tranquillement. Cependant, Varsovie est une ville plutôt paradoxale. A mon sens, cela est du au fait que la ville a été à plusieurs reprises détruite lors des conflits armés, puis reconstruite en période de paix; mais également du fait de l’impact du régime communiste sur la ville. Je parle de paradoxe puisque d’un côté Varsovie reste imprégnée du souvenir du Stalinisme, cela est évident lorsque l’on aperçoit l’architecture communiste qui prédomine la ville, mais en même temps la capitale n’est pas complètement absorbée par ces bâtiments gris et monotones comme certaines personnes pourraient le croire, même si ces constructions sont effectivement démunies de charme et de caractère. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les habitants ont tristement du constater que 85% de la ville a été complètement rasée. La reconstruction de la ville a eu lieu par vagues, de 1946 à 1962. Malheureusement, tous les palais et églises n’ont pas été reconstruits, dans la ville on peut apercevoir de simples fragments de monuments qui ont été épargnés. Je pense notamment au Palais « Saski », où il ne reste plus que le Tombe du Soldat Inconnu qui a survécu, par hasard, à l’attentat des Nazi au mois de novembre 1944. Cependant, la plupart des monuments historiques situés dans la vieille ville de Varsovie ont été reconstruits à l’identique, avec une précision minutieuse. A ce sujet, j’ai acheté un livre très intéressant intitulé « Warszawa, Destroyed and Rebuilt » qui montre des photos de la capitale avant la guerre, les ruines, et puis la reconstruction.

Palais « Saski » (page de gauche) et le Tombe du Soldat Inconnu aujourd’hui (page de droite)

Le Château Royal

La Place du Marché

Varsovie reste évidemment très marquée par son passé, et tout au long de notre séjour dans cette ville on croisé des monuments dédiés aux victimes de la guerre, surtout dans le quartier de l’ancien Ghetto de Warszawa. Nous avons visité le musée de l’Histoire de Varsovie, ce qui m’a vraiment permis de comprendre le déroulement de la Seconde Guerre Mondiale vu par les polonais, cette visite m’a également éclairée l’impact dévastateur que la guerre a eu sur la ville. Aujourd’hui la ville est redevenue paisible, et c’est très dur d’imaginer toutes les horreurs qui ont du se produire sur son territoire.

La capitale dissimule parmi l’architecture communiste un tas de petites merveilles. On découvre avec joie une multitude d’églises, de cathédrales, de palais, et de petites ruelles vraiment charmantes. Parmi toutes les visites que nous avons effectuées, j’ai particulièrement aimé la Place du Marché (Rynek starego miasta), qui conduit à la Place du Château (Plac zamkowy), ainsi que la visite du Palais Lazienkowski et le Palais Wilanow. J’ai constaté un contraste étonnant entre les monuments grisâtres du communisme et ces délicieuses découvertes, où l’architecture s’affiche toute en couleur.

Palais Lazienkowski

Palais Wilanow

Varsovie reste une ville relativement peu touristique, et les prix sont très peu onéreux pour tout ce qui est hébergement et restaurantation. On a découvert une multitude de restaurants et de salons de thé vraiment délicieux. Je peux donc vous recommander le salon de thé « E. Wedel» ainsi que le « Café Zamek » que j’évoquais hier. Le « Café Zamek », qui fait par ailleurs également salon de thé, est donc situé dans une aile du Palais Royal de Varsovie, qui était autrefois la résidence officielle des rois de Pologne. Le Palais (dit Zamek Krolewski) se trouve au cœur de la vieille ville de Varsovie (dite Stare Miasto). Ce restaurant est situé dans un cadre somptueux, les plats sont vraiment exquis, le service irréprochable et le décor est vraiment merveilleux. Je vous propose ces quelques images du restaurant, issues de leur site internet.

Le Restaurant

La Terrasse

Le Salon de Thé

Photographies érotiques du début du siècle dernier

J’étais en train de discuter avec ma mère des ces vieilles cartes postales que j’avais récemment acheté dans une brocante lorsqu’elle m’a parlé de quelques photographies érotiques qu’elle a acheté dans un bric-à-brac il y a déjà plusieurs années. On a réussi à retrouver trois photographies, ainsi qu’une carte postale représentant une photo qui date de 1894. Les trois photographies semblent dater des années 1920 vu la coiffure que portaient ces femmes ainsi que leur manière de se positionner par exemple. Ce qui est un peu dommage c’est que ces trois dernières photographies ont été placées dans un cadre, et avec la lumière, les clichés ont changé de couleur. En effet, ces photographies étaient de couleur sépia à l’origine, mais maintenant, et comme vous pouvez le constater, elles sont devenues plutôt « vertes ». Néanmoins, comme je m’intéresse à la photographie ainsi qu’aux années folles, c’est toujours plaisant de les regarder, ces quelques clichés n’ont vraiment pas perdu leur charme ! J’ai enlevé une de ces photographies de leur cadre pour que vous puissiez voir la différence de couleur entre la partie exposée et la partie demeurée couverte pendant toutes ces années.

Pour ceux et celles qui sont intéressé(e)s par l’art et l’érotisme des années 1920, voir ce billet sur les cartes postales érotiques des années folles.

Les « pin-up »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les G.I américains punaisaient les dessins ou photos de leurs starlettes sensuelles, appelées « pin-ups », aux murs de leurs casernes. Si c’est essentiellement aux Etats-Unis pendant les années 1940 que le phénomène s’est développé, cette pratique a rapidement gagnée le mode entier. En effet, pendant les années 1940 et 1950, on a pu apercevoir des photographies et dessins de « pin-ups » sur de nombreux calendriers, sur les « cartes d’art » (petites vignettes à collectionner), dans les magazines et journaux, sur les posters, sur des jeux (tels que les cartes), et même sur les carlingues des avions au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui est intéressant pour les admirateurs de cet art, c’est que les photographies et dessins des « pin-ups » respectent des règles bien précises, en effet, on peut noter que l’individualité de chaque production est obtenue par la combinaison de trois éléments : le corps, le costume et la posture. Ce que j’aime bien dans les dessins des grands artistes « pin-up » c’est le visage de ces femmes, leur expression traduit une simplicité, un sourire complaisant, un rire, une certaine légèreté… La pin-up est tout simplement une jeune fille simple et très fraîche, elle est très loin de nos » sex-symbols » actuels. La pin-up n’est jamais vulgaire, et je trouve que les dessins emblématiques des artistes tels que Charles Gibson, Gil Elvgren et Alberto Vargas traduisent une sensualité innocente qui est aujourd’hui désuet.

J’aime particulièrement les images issues des calendriers de l’époque, et j’ai la chance d’avoir trouvé le calendrier d’Alberto Vargas qui date de 1944 sur un site vraiment charment. Je vous laisse avec ces jolies images à contempler, et je vous donne l’adresse du site internet pour les passionné(e)s : http://www.noseart.ch Il s’agit en réalité d’un site dédié au « noseart », le terme utilisé pour parler de ces peintures que l’on pouvait trouver sur les avions pendant WWII.