Archives de Tag: icône

Mary Poppins et ses Bottines Victoriennes

Mary Poppins, une icône du style?

Petites vestes très cintrées, taille minuscule, parapluies élégants, carpet bags, chignons parfaits, robes qui font rêver et des petites chaussures et bottines victoriennes; pour moi tout est là!

Ce film m’a toujours fait rêver mais c’était surtout la mise en scène de la vie Londonienne que j’adorais. Les parcs magiques, les toits sombres, les vues si magnifiques sur la ville, les belles maisons…

Retour à la réalité et à Londres, il fait plutôt froid. J’ai l’impression d’avoir quitté la ville en été et d’y revenir en plein mois d’octobre. Drôle de sensation! Comme je le disais hier, je vais bientôt pouvoir porter mes nouvelles bottines victoriennes en cuir tout doux, lacées jusqu’au mi-mollet.

J’ai longuement hésité entre mes bottines, qui m’ont immédiatement fait penser aux jolies chaussures de Mary Poppins et ces bottes victoriennes, plus hautes, plus imposantes, plus osées:

Ce qui me chagrine avec ces bottes, ce sont les œillets, qui ne sont pas noirs comme sur la photo, mais dorés… Va savoir pourquoi,mais je trouvais que cela faisait un peu cheap. Cependant, même si je suis contente de mon choix, je n’arrive pas à m’empêcher de repenser à ces bottes.

Zut, il n’y a pas un Bocage à Londres?

 

Les « pin-up »

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les G.I américains punaisaient les dessins ou photos de leurs starlettes sensuelles, appelées « pin-ups », aux murs de leurs casernes. Si c’est essentiellement aux Etats-Unis pendant les années 1940 que le phénomène s’est développé, cette pratique a rapidement gagnée le mode entier. En effet, pendant les années 1940 et 1950, on a pu apercevoir des photographies et dessins de « pin-ups » sur de nombreux calendriers, sur les « cartes d’art » (petites vignettes à collectionner), dans les magazines et journaux, sur les posters, sur des jeux (tels que les cartes), et même sur les carlingues des avions au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Ce qui est intéressant pour les admirateurs de cet art, c’est que les photographies et dessins des « pin-ups » respectent des règles bien précises, en effet, on peut noter que l’individualité de chaque production est obtenue par la combinaison de trois éléments : le corps, le costume et la posture. Ce que j’aime bien dans les dessins des grands artistes « pin-up » c’est le visage de ces femmes, leur expression traduit une simplicité, un sourire complaisant, un rire, une certaine légèreté… La pin-up est tout simplement une jeune fille simple et très fraîche, elle est très loin de nos » sex-symbols » actuels. La pin-up n’est jamais vulgaire, et je trouve que les dessins emblématiques des artistes tels que Charles Gibson, Gil Elvgren et Alberto Vargas traduisent une sensualité innocente qui est aujourd’hui désuet.

J’aime particulièrement les images issues des calendriers de l’époque, et j’ai la chance d’avoir trouvé le calendrier d’Alberto Vargas qui date de 1944 sur un site vraiment charment. Je vous laisse avec ces jolies images à contempler, et je vous donne l’adresse du site internet pour les passionné(e)s : http://www.noseart.ch Il s’agit en réalité d’un site dédié au « noseart », le terme utilisé pour parler de ces peintures que l’on pouvait trouver sur les avions pendant WWII.