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Oxford and Cambridge Boat Race

Happy Tuesday!

Ce week-end je suis allée voir le Boat Race Oxford v Cambridge, une tradition qui date de 1892. Tous les ans, les deux universités font la course le long de la Tamise. Oxford est en bleu foncé et Cambridge en bleu clair; les couleurs des deux universités font que l’on appelle souvent cette course le Battle of the Blues.

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Cette année, je suis allée retrouver mes amis le long de la Tamise, près de Hammersmith Bridge. L’ambiance était très festive, il y avait vraiment beaucoup de monde, dont la plupart étaient bien-sûr du monde universitaire anglais, j’avais l’impression que c’était vraiment la fête des jeunes diplômés.

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J’avais une très chouette vue, on m’a très gentiment aidé à me surélever et avoir une bonne place pour que je puisse prendre quelques photos pour mon blog. Héhé!

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Les voici! Oxford est en bleu foncé et Cambridge en blanc et bleu clair. Comme vous pouvez le voir, Oxford est en tête!

Cette année la course était sponsorisé par le Bank of New York, j’ai trouvé leurs pancartes sur le pont particulièrement inesthétiques, et je ne parle même pas des flyer qu’on m’a donné pour leurs portes ouvertes… Viennent-t-ils recruter les étudiants et graduates au boat race? Quelle drôle d’idée!

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Oxford toujours en tête!

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Le long de la Tamise des personnes faisaient la fête sur leurs bateaux… Le Pimm’s ainsi que la bière coulaient à flots!

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Nous avons ensuite fait quelques pas jusqu’au petit parc à côté de Hammersmith Bridge, où il y avait des grands écrans pour montrer la fin de la course. Oxford a gagné cette année!

Nous sommes restés un petit peu près de la Tamise, puis c’était direction un très joli pub pour nous réchauffer autour de tisanes, puis plus tard nous avons commandé des verres de vin, des burgers ainsi que des fish ‘n chips.

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Bravo Oxford!

Somewhere more familiar (3)

Si je ferme les yeux, et si j’y pense très très fort; peut être que je me réveillerais demain à Oxford?

J’irais me promener dans la jolie ville, j’irais faire une sièste près de la rivière, je lirais mes livres tranquillement à l’ombre… Je travaillerais bien-sûr quelque chose d’important, de très important même, comme une thèse juridique ou alors peut être un mémoire consacré à la littérature, ou à l’art. Je discuterais avec les anciens professeurs restés à Oxford pour les vacances et je penserais aux étudiants qui vont arriver d’ici quelques semaines. J’irais prendre un thé avec des amis puis le repas du soir aura lieu dans cette si jolie salle à manger…

*soupir*

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Alors, la salle à manger du Christ Church College à Oxford est-elle aussi chouette que notre Château à Durham?


Somewhere more familiar

J’ai eu la chance de pouvoir visiter Oxford ce week-end avec La Souris Rose… C’est une ville étudiante absolument magnifique, qui m’a beaucoup fait penser à Durham, qui me manque de plus en plus d’ailleurs. Une ville ancienne, culturelle, remplie de secrets, de jolis étudiants, d’architecture impressionnante et de petites merveilles! Je veux y retourner!

Pas le temps d’en dire plus aujourd’hui… La suite demain!

Congregation!

Congregation était une journée inoubliable qui m’a rendu encore une fois vraiment heureuse d’avoir fait partie d’une fac aussi merveilleuse.

Après être sortie très tard jeudi soir avec mes amis du LLM, il a fallu que je me lève relativement tôt vendredi matin pour commencer tous les préparatifs pour la graduation. Dès 10 heures du matin il a fallu que je sois à ma fac, présentable et en tenue de graduation pour aller chercher les billets réservés aux parents. Chaque étudiant dispose de deux billets pour ses invités, pour ses parents. La graduation est vraiment une cérémonie familiale pour fêter ensemble la réussite des étudiants. Après avoir été chercher les billets,je passe au Château pour récupérer ma robe noire avec la capuche du LLM. La capuche était donc de couleur lavande, avec un ruban de satin blanc, vraiment très jolie! J’espère que j’aurais bientôt des photos!

Sous ma robe de graduation je portais donc ma jupe Tara Jarmon, somptueuse, un brocard gris. C’est exactement celle-là mais j’ai préféré prendre la coupe droite, au genoux, plus classe et plus sobre:

Des bas opaques, petits talons, un pull fin en cachemire complétaient le tout! Je ne voulais pas une tenue trop extravagante, que de toute façon on ne voit pas tellement avec la robe noire.

Après avoir été chercher ma robe de graduation et les billets, je retrouve mes parents et Daddy m’achète un Teddy Bear de Durham Univeristy en tenue de graduation. Photos à suivre!

Un petit thé plus tard et mes parents me laissent pour aller se préparer. Déjà angoissée, je retrouve une copine, où on finit de se préparer et on enfile ensemble nos robes noires.

A midi nous devons être présents au Great Hall du Château, où on nous habille. Peu importe que vous soyez de University College ou pas, la cérémonie commence toujours au Château. On vérifie notre tenue, on nous met la capuche, on place les petites pinces pour qu’elle tienne.

Dans The Great Hall

Un petit discours puis on nous place par filière et par ordre alphabétique, ce qui prend pas mal de temps. Une fois placés, on marche du Great Hall jusqu’à la Cour extérieure du Château. Le maître des cérémonies refait un discours, on attend un petit peu, puis à 13hrs45 on commence à marcher du Château jusqu’à la Cathédrale. L’idée est que l’on rentre dans la Cathédrale en étant des graduands, et en ressort diplômés, et on obtient donc le statut des graduates.

Les graduands qui attendent par ordre alphabétique dans la Cour du Château

On entre dans la Cathédrale, les parents, amis et membres de la famille sont déjà présents et se lèvent. On se met en place, on s’assoit puis on se relève pour le « défilé académique » où tous les professeurs rentrent dans la Cathédrale, en tenue académique.

On entre dans la Cathédrale

A 14heures précises la cérémonie commence, notre Chancellor, Bill Bryson prend la parole. Divers membres de la faculté prennent la parole et font leurs petits discours. La remise des diplômes commence, nous sommes classés par filière. C’est en théorie tout simple, on énonce notre nom et notre College, on va serrer la main au Chancellor et on repart. Je n’ai pas de chance, la personne devant moi est le seul qui fait l’idiot: Au lieu de simplement aller serrer la main au Chancellor et de repartir, il fait une pause, fait un coucou aux caméras, attend que le photographe officiel prenne sa photo… Ça perturbe le rythme, tout le monde est confus! Enfin mon tour, j’entends « Madeleine Miranda … – University College », je réussis à sourire, à monter les trois marches sans tomber, à aller serrer la main à Bill Bryson, une seconde d’hésitation et je repars. Ouf!

On retourne s’asseoir, et une fois la remise des diplômes terminé, les discours reprennent. Bill Bryson prend la parole, fait un speech à la fois émouvant et humoristique, la cérémonie est close, on se lève de nouveau pour le défilé académique, on suit nos professeurs, on marche le long de la cathédrale, tout le monde applaudit, je retrouve mes amis dehors, c’est un moment fort, on se félicite mutuellement.

La sortie de la Cathédrale

Nos professeurs sont là, le Chancellor aussi. On retrouve nos parents, on prend des photos, dont une avec Bill Bryson… Il fait froid, je vais prendre les photos officielles puis je vais retrouver mes parents au Château où on prend un Afternoon Tea dans le Senate Suite pour fêter ma réussite!

A la sortie de la Cathédrale

Je vais rendre ma robe de graduation, puis on décidé d’aller au College Saint Chads où il y a un apéro pour fêter la réussite des LLM. Nos professeurs sont là de nouveau, on rencontre les parents des uns et des autres. Quelques verres plus tard et je vais chercher le DVD de la cérémonie avec quelques copines.

Une bouteille de Champagne rosé plus tard, je vais dîner avec mes parents et des amis dans un des restaurants chics de Durham. Beaucoup de vin, des bons plats, la soirée est une réussite! Deux copines dînent dans ce même restaurant (sur mes bons conseils!) juste à côté de nous, on rigole, on boit, on prend des photos… Les parents partent, on se retrouve toutes les trois pour papoter et terminer une bouteille de rouge. Nous sommes les dernières à partir du restaurant, puis on décide d’aller prendre un cocktail dans un bar branché avant de retourner dans notre bar à Champagne, où on reste jusqu’à la fermeture. La nuit n’est cependant pas terminée, on retourne à Saint Chads où on continue à discuter, on retrouve nos habitudes d’étudiants de Durham, on se balade dans le College, il y a du monde un peu partout, mais on trouve néanmoins une vieille salle remplie de fauteuils en cuir, de jolies tapisseries, il y a un piano, du Porto… J’adore le fait que jusqu’à la fin on découvre toujours de nouvelles choses, une vieille salle, de nouvelles personnes à Durham…

Le College Saint Chads, qui se trouve juste derrière la Cathédrale

Il est très tard, je suis fatiguée, je reprends mon chemin… Je fais une pause devant mon College, je remercie encore une fois mon Ange Gardien de m’avoir fait choisir la fac de Durham. Ou alors c’est sûrement Durham qui m’a choisie, je ne sais pas.

Tout est silencieux, il fait froid, il y a encore de la neige par terre, la Cathédrale et le Château sont illuminés, je suis si heureuse d’avoir passé un si bon moment mais j’ai indéniablement le sentiment qu’il est maintenant temps de laisser ma place aux prochains étudiants.

University College

University College

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Je n’ai pas encore récupéré toutes les photos de la graduation! Une fois que ce sera fait, je pense que je mettrais une photo ou deux de moi en-ligne, dont ma photo avec Bill Bryson! Par contre je protégerais sûrement l’article avec un mot de passe, que vous aurez sur simple demande.

J’espère que le résumé vous a plu!

My magical city

Aujourd’hui il fait sombre, tellement sombre. Je me suis couchée tard hier soir, et levée à midi. Il fait froid, et il pleut. Ce qui devait arriver arriva: J’ai un gros rhume. Je sentais le froid envahir la ville à la descente du train il y a quelques jours. Pendant mon séjour à Londres il faisait agréablement bon,  et c’était un vrai bonheur de pouvoir porter des bas voile sans souci, et  je pouvais même sortir sans écharpe ni pashmina.

Maintenant que je suis de retour à Durham, c’est tout l’inverse. Mon rhume me donne envie de rester blottie au lit, sous la couette, et de regarder des séries ou alors des films avec un thé épicé fumant. Et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait aujourd’hui, heureusement que je n’avais pas besoin de sortir travailler!

Dans le Nord de l’Angleterre donc, à partir du mois d’octobre, il y a relativement peu de lumière du jour. Il commence à faire nuit à partir de 15hrs30 et à 16hrs30 on ne voit plus rien. Nuit noire!

Cependant, la ville est pleine de ressources, et justement ils profitent de la situation géographique afin de faire quelque chose de vraiment extraordinaire. Comme le montre ces photos, Durham est une ville parfaite pour accueillir un ‘festival de lumière‘.

Plus de 60 artistes se sont regroupés afin de créer une exposition surprenante, basée sur la lumière. Le tout a donné une ambiance féerique à la ville, c’était tout simplement magique, comme si j’étais dans un rêve.

Le meilleur pour la fin: Une étoile géante sur le Château, sur mon Château. N’est-ce pas magnifique?

J’aimerais vraiment que l’étoile soit là tout le temps… Cette exposition a donné un cachet encore plus mythique à la ville et a donné une ambiance vraiment magique au Château. On se rapproche décidément de plus en plus à un conte de fées…

Le festival a duré pendant quatre jours seulement, je n’ai malheureusement pas eu le temps de tout voir à cause de la pluie et à cause de mon départ pour Londres. Encore une fois, Durham est vraiment une ville surprenante, attachée à la culture et à la recherche, et surtout pleine de découvertes, comme le montre si bien cette exposition.

Je regarde par la fenêtre de mon bureau, et malgré la pluie et le vent, je souris en voyant ces photos.

Ce soir je ne sors pas, j’ai la tête qui tourne horriblement depuis quelques heures donc j’ai plutôt envie de regarder un bon film et de me reposer. Et vous?

Je vous souhaite de passer une excellent soirée!

Etudier en Angleterre?

Darlings!

En regardant mes mails, j’ai des questions qui reviennent sans cesse par rapport à Durham et par rapport aux facultés anglaises en général. Vous êtes nombreuses à me demander mon avis sur les différences entre les universités anglaises et françaises. Du coup, j’aimerais bien essayer de faire un petit point sur les deux systèmes. Cet article va être très long mais j’espère qu’il pourra vous être utile!

Vous le savez peut-être déjà, mais je suis titulaire d’une licence et d’un M1, tous les deux obtenus en France, dans des universités différentes. Bientôt, avec un peu de chance, j’aurais également un LLM, un Master anglais. Je pense avoir assez d’expérience pour bien connaître les deux systèmes universitaires, ce qui va me permettre de faire un tri dans les avantages et inconvénients de chaque système.

Je précise que j’ai fait des études juridiques et que toutes mes appréciations sont basées sur mes expériences personnelles.

Durham

Le système universitaire français:

Les avantages:

  • J’aime beaucoup, en théorie, l’égalité qui règne en France. Il n’y a pas de classement draconien des facultés et la réputation de chaque fac importe peu. Il n’y a pas de sélection, ni même un entretien qui permet de faire un tri entre les élèves. Du moment qu’on a son Bac, peu importe la filière, on peut aller à la fac, et à n’importe quelle fac. (Quoi que, pour rentrer à la Sorbonne ou Assas, la priorité n’est-elle pas donnée aux parisiens?) En principe, chaque élève a sa chance.
  • J’aime également le fait que tout soit en principe gratuit en France. L’année dernière j’ai du payer 400€ de frais d’inscription pour le Master1. Je trouve également le système des bourses assez avantageux en principe, même si moi-même je n’ai pas pu en bénéficier. L’idée de calculer l’allocation de la bourse sur le revenu des parents semble être raisonnable même si en pratique le système a énormément de failles.
  • On apprend à travailler. On étudie beaucoup de matières, on peux choisir énormément d’options. En licence, chaque année j’avais huit matières, dont deux ou trois à TD. On apprend à être rigoureux dans son travail.

Les inconvénients:

  • Je n’aime pas du tout la façon d’enseigner en France. Vous n’avez pas besoin de moi pour vous dire comment la fac marche en France, mais juste pour le fun, voilà un récapitulatif: En licence, pendant trois années horribles, j’ai enchaîné de 8heures jusqu’à 20heures des cours en amphi, des TD, des partiels blancs tous les deux mois, sans oublier les vrais partiels chaque semestre. Un enfer où on oblige les étudiants à recopier mot pour mot le cours du professeur, où l’on recrache le point du vue du prof à grand coups de commentaires d’arrêts et de dissertations hebdomadaires. En droit, on n’encourage pas le sens critique, on commente des arrêts sans donner d’avis personnel, on sort le cours, la jurisprudence et à la limite une petite anecdote ou ouverture à la fin. Facile. C’est comme ça que j’ai eu ma licence avec mention.
  • Enfin, je viens de dire ‘facile’, mais bon. Pas tant que ça peut être. Pour chaque matière j’avais un cours d’une centaine de pages écrites à la main. Pour les partiels ils fallait tout connaître, tout comprendre. A la limite, on nous faisait apprendre les Codes par cœur avec la jurisprudence qui va avec, alors que c’est parfaitement inutile. Aujourd’hui je ne me souviens pas de tout ce que j’ai appris par cœur. J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. Et pas qu’à moitié.
  • Les professeurs ne s’intéressant pas aux élèves. En première année les amphis étaient bondés. On devait être 350 en première année de droit. En deuxième année, on n’était plus que 60. Bonjour la “sélection naturelle” comme ils disent. En France, les professeurs font tout pour décourager les élèves, surtout en première année. On n’hésite pas à mettre des 5/20 sans même donner  une explication raisonnable. Aucun encouragement ni soutien. La plupart de mes professeurs et chargés de TD ont été parfaitement détestables. Pourtant j’étais bonne élève.
  • En France, on pense Licence, M1, M2, Doctorat. On n’encourage pas les étudiants à avoir un projet professionnel. A vrai dire, on encourage les étudiants à faire de longues études alors qu’en réalité, c’est parfaitement inutile. On m’a déjà dit à plusieurs reprises que la licence ce n’est rien, que le M1 ne sert à rien et qu’il fallait absolument un M2 pour se démarquer. Je me souviens de l’hystérie générale lorsque on a su, en licence, que si on n’avait pas son M1 avec mention, qu’on n’avait aucune chance d’être accepté en M2 et qu’on allait forcément se retrouver au chômage. C’est à ce moment là que j’ai décidé de faire mon M2 à l’étranger.
  • Les facultés françaises sont impersonnelles, froides et hostiles. Pour la plupart, les bâtiments n’ont pas de charme, il n’y a aucun prestige, pas de traditions et on ne retrouve pas du tout cette fierté d’appartenir à une faculté. C’est l’inconvénient d’un système qui se veut égalitaire. Je caricature, mais j’ai l’impression qu’étudier en France, c’est un peu comme aller à l’usine, tout est identique, monotone, ennuyeux.

La Sorbonne

Je n’avais aucune photo pour illustrer cette première partie du billet. Je n’ai jamais pris de photos de mes facs en France. J’étais à Vannes puis à Rennes 1. Il faut dire que les bâtiments étaient moches et sans âme. En France, j’avais 30 heures de cours par semaine et des dissertations à rédiger. Et c’est tout. Quasiment pas de vie sociale et même pas vraiment le temps de pratiquer une activité sportive régulière par exemple.

Le système universitaire anglais:

Les avantages:

  • J’aime tout le prestige qui est associé aux facultés anglaises. Ici, il y a un classement officiel des universités, et donc pour avoir un diplôme qui sera reconnu par les employeurs, il vaut mieux viser les dix meilleures universités. Il faut consulter The Good University Guide du Times, ou alors The University League Table de The Independant par exemple. Il y a un classement général puis un classement par matière. Voilà les meilleures facs, dans l’ordre:
  1. Oxford
  2. Cambridge
  3. Imperial College
  4. London School of Economis
  5. Durham
  6. Warwick
  7. St Andrews
  8. University College London

Si on n’arrive pas à entrer dans une de ces facultés, le diplôme aura une valeur moindre. Il y a 113 universités dans le classement du Independant.

Oxford University

Cambridge University

  • J’aime la façon d’enseigner en Angleterre. A Durham les cours se déroulent dans des seminars, et c’est également le cas à Oxford. Il n’y a jamais plus de 10 ou 15 personnes par groupe, et les cours sont construits sur les échanges d’idées. Les cours sont peu nombreux, on a parfois une dizaine d’heures de cours par semaine, le reste est uniquement basé sur un travail personnel. Avant de venir en cours, on nous donne le sujet, le thème du seminar et une liste de documents à lire. Donc on fait le cours nous-même, en lisant. On lit, on cherche des articles, on fait des recherches sur internet, on comprend. Puis on pose les questions et on en discute. Pendant les cours, on écrit que très peu. Les professeurs nous connaissent, on nous appelle par notre prénom, on peut aller leur demander des conseils ou les voir dans leur bureau sans gène. Pendant la licence, chaque élève a un tuteur sur qui on peut compter. On nous encourage, on nous dit qu’on va réussir. Les professeurs nous traitent avec respect et attention.

Durham University

  • Étudier en Angleterre c’est également s’ouvrir à une culture générale particulièrement riche. A Durham il existe des centaines de clubs et de societies: il y a par exemple un society pour faire du théâtre, de la musique, de l’art, du sport… Mais il en existe vraiment des centaines! Il y a un society ou club pour chaque sport, pour chaque type de musique, il y a des clubs qui se concentrent sur les activités bénévoles, sur les débats, les voyages… On peut vraiment s’ouvrir à tout et n’importe quoi! Ici les étudiants prennent le temps de s’amuser et de penser à autre chose que les cours. On se fait des amis, on rencontre beaucoup de nouvelles personnes, tout est plus ouvert, plus ludique. Voilà un échantillon des societies de Durham. Vous pouvez voir qu’il y a même un “Tea and Biscuit” society!

“The pipe smoking Society” (une photo récente qui a été modifié)

DST

Le représentation de ‘Guys and Dolls’ que je suis allée voir il y a quelques mois

Student theatre

La chorale de University College

  • Avec le prestige des facultés vient les traditions et la fierté d’appartenir à une institution de qualité. C’est ainsi qu’on voit à Durham, au moins la moitié des élèves portent un vêtement avec le logo de Durham University ou de son College. On a le sentiment d’appartenir à une institution, tous les élèves défendent leur fac et sont heureux d’être ici. Il y a des événement sportifs qui sont organisés entre les meilleures facs, par exemple Durham vs Oxford. Il y a une rivalité saine entre étudiants, entre colleges et entre les facultés. Tout le système est basé sur ce sentiment d’appartenance à une entité, et c’est vraiment étrange à décrire, car ça n’existe pas du tout en France, ou alors peut être pour les grandes écoles?

Durham

C’est le logo d’un des mes pulls universitaires… Oui je le porte lorsque je suis chez moi!

Les inconvénients:

  • Le coût: Etudier en Angleterre coûte cher. Pour une licence il faut payer environ £3,000 par an, donc £9,000 en tout. Pour le Master j’ai payé £5,400. Pour un doctorat il faut également compter £3,000 par an. Ainsi, la plupart des étudiants font des emprunts pour pouvoir tout payer. Il me semble que chaque étudiant a en moyenne un emprunt de £25,000 pour sa licence. (Je viens de regarder combien £25,000 ça fait en euros: Il faut compter 27 902€ pour sa licence. Ça comporte les frais d’inscription pendant les trois années + le logement + les sorties. Mais il faut dire que certains étudiants dépensent beaucoup plus. La plupart ont également un petit boulot) Mais en Angleterre, les étudiants quittent la fac après la licence, et pour la plupart, ils peuvent obtenir un travail assez rapidement, et les salaires sont en théorie relativement élevés. Plus élevés qu’en France en tout cas.
  • La sélection: C’est vraiment très compétitif. Tous les étudiants se bousculent pour entrer dans une fac de qualité car ils sont bien conscients du poids de la réputation de chaque établissement. Il faut obtenir de très bons résultats aux A-Levels (équivalent du Bac) sinon c’est fini . Il y a toujours un entretien avant d’être accepté dans une fac. J’ai de la chance d’avoir été accepté à Durham, énormément de la chance. Qui sait si j’aurais été accepté si j’avais fait mes A-Levels en Angleterre au lieu de passer le Bac français? Tous les jours lorsque je fais mes visites au Château j’ai des questions de la part des étudiants qui me demandent des tuyaux, dans le but de venir un jour à Durham. Je pense que beaucoup doivent être vraiment déçus s’ils n’arrivent pas à entrer dans la faculté de leur choix, et ça doit être assez difficile à supporter. Mais une fois qu’ils arrivent à y rentrer, l’université met tout en œuvre pour qu’ils réussissent.
  • On peut peut être désigner un manque de sérieux, car avec toutes les soirées, les societies, les bars étudiants… On ne travaille pas autant qu’en France à mon avis. Après les examens, les étudiants passent le mois de juin à faire la fête et à sortir… Et à travailler sur le mémoire si on est en Master. Voilà des photos de ‘Castle Day’, où mon College était en fête!

Castle Day

Castle Day 2009

Castle Day 2

Castle Day 2009

Juste une dernière remarque, ce n’est ni un avantage, ni un inconvénient, mais il faut dire que… C’est assez pompeux ici à Durham. Et ça se voit. Les étudiants sortent beaucoup et dépensent beaucoup. Et à Oxford et Cambridge, c’est pire. Il y a d’ailleurs une très très grande ‘rivalité’ entre les étudiants et les habitants de Durham. Les ambiances sont assez tendues, car le Nord de l’Angleterre est une région relativement pauvre, alors que tous les étudiants de Durham sont plutôt fortunés. Donc il y a énormément de conflits, mais c’est un autre débat.

…Donc j’espère avoir donné ici un petit aperçu des deux systèmes universitaires. Chaque système a des avantages, mais en tout cas, venir à Durham m’a permis d’ouvrir les yeux sur le système français. Des fois j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps en France car je n’ai pas appris grand chose de valable.

Je vous encourage vivement à quitter le système universitaire français même si ce n’est que pour un semestre. Partez en Erasmus si possible car cela coûte moins cher. Vraiment il faut venir voir comment les choses se passent outre-manche. Les universités anglaises sont tellement riches en découvertes culturelles, j’ai appris énormément de choses cette année, notamment que l’éducation ne passe absolument pas par le nombre d’heures de cours que l’on peut avoir.

Je suis tellement heureuse d’avoir eu le courage de venir à Durham car je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et si j’avais su, j’aurais tout mis en œuvre pour faire ma licence en Angleterre.

Durham

La semaine prochaine je vais vous parler de la “Graduation”, une de mes traditions préférées!

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Votre avis m’intéresse! Qu’en pensez-vous du système universitaire français? Et du modèle anglo-saxon? Avez-vous été satisfait de votre éducation en France, ou avez-vous songé à partir à l’étranger en Erasmus ou autre?

Fellows Garden

Hello Darlings!

Aujourd’hui je voulais vous inviter à découvrir mon petit bout de paradis au sein du Château…! Caché derrière une petite porte de rien du tout se trouve un jardin secret, où je peux lire, étudier, faire une sieste ou bien organiser des tea parties! C’est une cour du Château, qui ne s’ouvre que pendant l’été.

Je voulais quand même préciser que j’ai fait ma licence à l’Université de Vannes, en Bretagne, et que l’année dernière j’étais en Master à la fac de Rennes1. On va dire que le prestige n’était pas le même, et c’est pour cela que j’arrive à apprécier la fac de Durham pour toute sa splendeur, son histoire, ses traditions… J’aurais voulu faire ma licence ici, mais j’essaye de ne pas avoir de regrets, et je tente d’en profiter tant que je peux.

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Lorsque vous arrivez dans la cour principale du Château, vous avez  l’entrée principale qui mène au Great Hall, là où nous dînons, juste sur votre droite.

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Sur la gauche il y a The Keep, là où les étudiants en licence vivent. Il y a environ cent chambres ici au sein du Château. C’est dans The Keep que mon cousin a habité pendant trois ans, quel chanceux!

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Des chaises et tables, sortis pour l’été… Les trois grandes fenêtres que vous voyez ici cachent une très jolie chapelle.

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Lorsque vous êtes dans la Cour, the Gatehouse est derrière vous.

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Sur cette photo, pouvez-vous voir la toute petite porte tout à droite? C’est par là que nous allons passer pour aller découvrir Fellows Garden! Une petite porte secrète qui mène au jardin…

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Hop, vu comme ça, ça fait un peu vide! Il faut rajouter des étudiants qui jouent au croquet tout en buvant du vin…

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Le jardin, et le Château sont truffés de petites portes, comme celle sur la photo, qui mènent à d’autres cours ou à d’autres pièces…

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Voilà, j’espère que la balade vous a plu! J’ai trouvé une photo de Fellows Garden qui date de 1892, donc lorsque la fac avait à peu près 60 ans. Les jardins étaient déjà utilisés par des étudiants à l’époque à ce qu’il paraît!

14J’aime bien voir que le Château, et que les jardins n’ont pas vraiment changés en plus de cent ans. Il y a là dedans quelque chose de rassurant. J’aime bien savoir que j’ai connu le même Château que les touts premiers étudiants en 1832, et que le Château restera le même pour les étudiants à venir, comme si c’était gravé dans dans l’Histoire, dans l’éternité.

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Hello there!

Here are a few photos taken around University College. I’ve been spending quite a lot of time in Fellows Garden recently, it’s a lovely little secret place where one can read, study or organise tea parties! As you can see from the last picture, taken in 1892, the gardens haven’t changed much in over a hundred years. I feel that there is something terribly reassuring about that. The world has changed but Durham Castle has stayed the same. The Castle will always be a beacon of stability for students in an ever-changing society.