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Brocante du dimanche

Dimanche dernier, je suis allée faire un tour dans une brocante avec mon ami H. Malgré la pluie, qui est tombée sur la Bretagne quasiment tout le week-end d’ailleurs, j’ai réussi à trouver ces jolies cartes. La première représente un soldat qui se penche sur une belle demoiselle qui porte des bas noirs ainsi que des petites chaussures vraiment adorables. Sur la carte, ces quelques mots sont imprimés : « Le baiser c’est un rien et c’est toute la vie… C’est le festin d’amour auquel je te convie ». Cette carte postale n’a pas été écrite, mais je pense qu’elle doit dater des années 1910. Cependant, si quelqu’un a une idée plus précise de la date de parution de cette carte, vous pouvez m’en faire part ! La deuxième carte postale représente une jolie dame, avec une très belle robe ainsi qu’une ombrelle recouverte de dentelle. Un monsieur lui tend un appareil photo. Quelques lignes ont également été imprimées sur la carte, par contre je suis incapable de les déchiffrer ! La carte a été postée, quelqu’un a écrit une dizaine lignes au dos le 1er août 1909. C’est vraiment charment, émouvant même, de savoir que quelqu’un a choisi cette carte, a pris le temps de l’écrire et de la poster, et que maintenant elle est en ma possession.

La Mode des Années 1950

Etant admirative des esthétiques rétro, j’ai récemment acheté un livre dédié à la mode des années 1950, composé pour sa grande majorité de publicités anciennes. Ce petit bouquin, intitulé « 50’s Fashion , Vintage Fashion and Beauty Ads » est vraiment un bijou, je pourrais passer des heures à contempler ces vieilles publicités. J’aime les silhouettes féminines des années 1950, où les petites vestes et robes structurées prennent étroitement la taille pour ensuite s’évaser en une jupe ample et ondulante. La première collection haute couture de Christian Dior en 1947 lance cette mode, baptisée le « New Look » par l’incontournable Carmel Snow, la directrice de Harper’s Bazaar. Certains vont critiquer cette mode, qui utilise des quantités généreuses de tissu dans un souci purement esthétique, alors que les souvenirs du rationnement sont malheureusement encore trop présents.

La collection de 1947 développe donc le thème de la femme fleur : « épaules douces, tailles fines, hanches arrondies, nouvelles longueurs rendant tout le mystère de la jambe ». Malgré les critiques, au début des années 1950, la jupe ample est largement copiée, et les femmes ne quittent plus leur maison sans un maquillage impeccable, une coiffure soignée et leurs jupons amples. Le « New Look » donne naissance à la silhouette de type « sablier », où la poitrine généreuse contraste radicalement avec la finesse de la taille. Cette esthétique reste à mon sens l’idéal féminin, où la volupté se dessine toute en courbes.

A partir des années 1954, Christian Dior propose des collections se référant à la géométrie des lignes H, A et Y, où la taille est beaucoup moins marquée. La dernière ligne de Christian Dior, la collection « fuseau » qui date de 1957, poursuit le souci d’une silhouette élégante, allongée mais délivrée de toutes contraintes.

Quel que soit le style choisi, après la Seconde Guerre mondiale, les vêtements ornent les corps des femmes, et de nouveaux accessoires tels que les soutiens-gorges pigeonnants, les gaines et les talons aiguilles permettent d’atteindre les formes convoitées.

Voici quelques publicités américaines se référant à la mode féminine que je trouve particulièrement charmantes, tirées du livre « 50’s Fashion » :

http://www.amazon.com/All-American-Ads-50s-Jim-Heimann/dp/3822811580

« We need to talk about Kevin »

« We need to talk about Kevin » reste le livre le plus choquant et marquant que j’ai lu cette année. Dans son roman épistolaire, l’écrivaine et journaliste américaine, Lionel Shriver tente de comprendre un phénomène social malheureusement beaucoup trop courant, les adolescents qui deviennent des meurtriers. Ce récit-enquête témoigne des relations troubles entre une mère indifférente et son fils, qui présente dès son plus jeune âge un trouble de comportement. Au cours du livre, on découvre les silences, les gestes et les mots de Kevin, son fils sadique. Le roman tente d’explorer une question brulante : la cruauté de Kevin est elle innée ou alors acquise ? Eva, la mère égoïste de Kevin se remet en question tout au long du roman, elle s’interroge sur sa part de culpabilité dans le massacre que Kevin va exécuter, avec une précision terrifiante.

Etant anglophone, j’ai lu ce roman en anglais, mais il me semble que vous pouvez également trouver ce livre en français. Le titre est resté le même : « Il faut qu’on parle de Kevin ».

« We need to talk about Kevin » a reçu le prestigieux “Orange Prize”, un prix qui peut être accordé aux écrivaines de n’importe quelle nationalité, du moment que leur livre soit écrit en anglais.

En 2005, la BBC aurait acheté les droits d’auteur dans le but de transformer ce roman poignant en film, et il semblerait que le tournage doit commencer fin 2008. J’avoue que cette nouvelle me laisse relativement perplexe.

Lectures Estivales

Pendant l’année universitaire, parfois je ne lis pas autant que j’aimerais, donc les vacances sont un excellent moyen de me rattraper. Cet été je ne lis rien de particulièrement « lourd », j’ai surtout choisi des livres faciles à lire, de petites nouvelles à emporter avec moi à la plage… Cependant je remarque que parmi les cinq livres ainsi photographiés, deux d’entre eux ont tout de même des connotations juridiques, comme quoi je reste plutôt fidèle à mon domaine d’études, même pendant l’été. Sans ordre de préférence, cet été je vais donc lire « Pierre et Jean » de Maupassant, « Les Adieux à la Reine » de Chantal Thomas, « Traité sur la Tolérance » de Voltaire, « Des Nouvelles de l’au-delà » de Ji Yun et « Le Coup de Grâce » de Marguerite Yourcenar.

Ce matin, je lisais « Le Coup de Grâce », une histoire qui reprend la thématique du triangle amoureux entre trois jeunes gens, dans un décor désespérant, ravagé par la guerre. Avec ce roman, M. Yourcenar évoque des propos liés aux histoires d’amour tragiques, tels que l’attirance, les mensonges, l’érotisme et la folie. Je sais d’ores et déjà que je vais préférer ce roman court au dernier livre que j’ai lu de M. Yourcenar, « L’œuvre au Noir ».

Lectures Estivales

Cartes postales érotiques des Années Folles

J’ai toujours aimé les cartes postales, et depuis peu je m’intéresse particulièrement à ces images que l’on a pu trouver au début du 20ème siècle. En effet, après l’invention de la carte postale en Autriche en 1873, ce mode de communication était devenu omniprésent au début des années 1910. En 1914, les français ont envoyés près de 800 millions de cartes. Ces correspondances aidaient les soldats partis au front, ainsi que leurs épouses restées en France à en quelque sorte s’évader, à oublier les horreurs de la guerre. Après la censure imposée pendant la Grande guerre, c’est dans les années 1920 que la libération des mœurs prend de l’importance. Parmi ces cartes postales, j’ai une petite préférence pour les cartes « érotiques » où l’on voit de jolies demoiselles s’afficher dans un décor souvent exquis. J’adore contempler le mobilier des années folles, les jolies petites commodes, les coiffeuses avec leurs flacons à parfums, vaporisateurs, boîtes à poudre… J’ai également un faible pour les photographies qui ont été coloriées à la main, où l’exagération des couleurs traduit une sensualité et un romantisme qui est aujourd’hui désuet.

Puisque an image speaks a thousand words, voilà pour vous quelques photographies que j’aime particulièrement.

Pour les passionné(e)s, voilà quelques sites intéressants:

Et un livre: « Sous le Manteau » http://www.amazon.fr/Sous-manteau-Cartes-postales-%C3%A9rotiques/sim/2081212404/1832?ie=UTF8&pf=dvd

EDIT: Je m’aperçois que cet article plait énormément, donc voilà les liens vers d’autres billets du même genre, où vous pourriez trouver encore plus d’images érotiques d’antan, ou bien de la lingerie d’inspiration rétro.

The Hulton Getty Picture Collection 1920

« The Hulton Getty Picture Collection » dédié aux années 1920 vaut assurément un coup d’œil si les années folles vous intéressent de loin ou de près. Ce petit livre contient des centaines de photographies émouvantes, qui traduisent l’esprit de cette décennie. Les photographies sont organisées autour de onze thèmes. Vous pouvez donc trouver dans cette collection des photographies qui représentent les « progressistes et agitateurs », les « nantis et les démunis », le travail, les loisirs, la mode et les arts ainsi que les moyens de transport de l’époque, entre autres. Pour les admirateurs du « Jazz Age », Hulton Getty ne vous apprendra pas grand chose; en effet l’introduction est plutôt légère et les résumés de chaque thème ne contiennent pas de nouveautés bouleversantes, cependant les photographies et leurs légendes restent intéressantes à regarder et à admirer.

Voici mes photographies préférées:

Une des femmes pompiers de la brigade féminine. Londres, avril 1926

Une femme agent de police chasse une bande de garçons qui nageaient nus dans le Serpentine à Hyde Park. Londres, 1926

Le distributeur automatique de la gare de Paddington. Londres, 1929

Ninette de Valois, danseuse à Covent Garden. 1928

La mode de Palm Beach, 1925.

Joan Crawford, 1929

« Nouvelle Donne »

« Nouvelle Donne », le premier film de Joachim Trier, un jeune norvégien ayant fait ses études à l’école de cinéma de Londres, a sans doute été le film le plus intéressant que j’ai vu cette année. Deux amis, Erik et Phillip, ont une ambition commune, qui est de devenir écrivains. Le manuscrit d’Erik est rejeté tandis que Phillip devient un symbole de la scène culturelle norvégienne. Cependant, Phillip vit mal son succès, et se retrouve à l’hôpital psychiatrique. « Nouvelle Donne » traduit à la fois l’espoir des rêves de la jeunesse intellectuelle norvégienne, mais sombre dans une ambiance dépressive lorsque le réalisateur démontre les angoisses et la folie liée à la créativité des jeunes écrivains. Joachim Trier a su démontrer les conflits internes des deux amis à travers un travail cinématographique ponctué de flashbacks et de scènes fantasmatiques où la réalité se mêle à l’imagination des personnages.

http://www.nouvelledonne-lefilm.com